Drone

Le Drone au service de l’archéologie

Avec la démocratisation des drones dans le monde civil et professionnel, l’archéologie profite du potentiel de cette technologie. Le secteur archéologique est en pleine mutation et a besoin de se différencier car il est devenu ultra concurrentiel.

Le drone est un outil indispensable pour réaliser des modèles 3D de qualité grâce à la photogrammétrie. Ce travail de modélisation est très utile pour les travaux de conservation et de valorisation.

Pour l’archéologie préventive, c’est devenu incontournable, il faut numériser le chantier afin de pouvoir l’analyser post fouille.

La Photogrammétrie Haute Résolution

La photogrammétrie numérique est une science/technique permettant de reconstituer avec fidélité et précision des scènes en 3D. Les nuages de points et les modèles 3D photogrammétriques sont dotés d’un réalisme photographique qui les rend plus facile à appréhender que les modèles laser sans couleur.

Ces modélisations 3D photogrammétriques sont réalisés par corrélation épipolaire dense. Ce procédé permet d’identifier les pixels des photographies traitées et de les projeter dans l’espace pour constituer un nuage de points. Chaque point concentre une information spatiale et radiométrique extraite des photographies : on parle de pixel photogrammétrique.

Les résultats produits peuvent ensuite avoir diverses applications, de la donnée technique à l’outil de communication, combinant exactitude scientifique et hypperréalisme.

L’ Orthophotographie Haute Résolution

En corrélant les pixels communs de différentes photos prises sur un même objet, il est ainsi possible de repositionner ces pixels les uns par rapport aux autres et de corriger les déformations liées à l’optique de l’appareil photo utilisé. L’enjeu essentiel est donc d’obtenir assez de recouvrement entre chaque photographie tout en prenant des angles de prise de vue différents.

Les orthophotographies sont produites à partir de clichés haute résolution pris avec des optiques calibrées à focale fixe, embarquées à bord d’un drone (dans notre cas, un F550 DJI) dont l’altitude et la trajectoire sont paramétrées afin d’obtenir un recouvrement optimal.

Après l’acquisition, la seconde étape est l’aérotriangulation , c’est à dire le repositionnement dans l’espace de chaque pixel et des photographies qui lui sont associées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Rechercher